SFEPM : « L’Esprit de la forêt », un « thé engagé » pour protéger le lynx boréal
"L'Esprit de la forêt", un thé "engagé" qui soutient l'association SFEPM et son réseau qui étudient et protègent les mammifères dont le lynx.
Silhouette furtive, regard perçant et démarche silencieuse : le lynx boréal est souvent surnommé le « fantôme de la forêt ». Seul grand félin sauvage présent en France hexagonale, ce mammifère discret vit principalement dans les massifs des Vosges, du Jura et des Alpes. Son retour progressif ne doit pourtant pas masquer la fragilité de sa population, confrontée aux collisions routières, à la fragmentation de son habitat et aux destructions illégales.
Pour contribuer à sa conservation, Les Jardins de Gaïa soutiennent la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères, ou SFEPM. Annoncé en 2023, ce partenariat se poursuit aujourd’hui avec « L’Esprit de la forêt », un thé blanc biologique dédié à la sauvegarde du lynx. Pour chaque produit vendu, 0,50 € est reversé à l’association afin de l’aider à mieux connaître, protéger et faire connaître cette espèce emblématique.
La SFEPM, une association nationale pour l’étude et la protection des mammifères
Créée en 1977, la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères est une association loi 1901 qui agit en faveur des mammifères sauvages et de leurs habitats sur l’ensemble du territoire national, en métropole comme dans les territoires ultramarins. Sa première mission d'envergure fut la réalisation du premier atlas des mammifères sauvages de France, publié en 1984.
Depuis, la SFEPM développe son action autour de trois axes complémentaires : la connaissance, la protection et la sensibilisation. Elle réalise et coordonne des études, centralise des données, publie des ressources scientifiques et accompagne la mise en œuvre de programmes de conservation. Elle partage également ses connaissances avec le public, les collectivités territoriales, les administrations et les différents acteurs amenés à cohabiter avec la faune sauvage.
Présidée par l’écologue Thomas Ruys, la structure associative s’appuie sur un conseil d’administration, une équipe salariée, des bénévoles et un vaste réseau de partenaires. Naturalistes, scientifiques, vétérinaires, associations locales et organismes publics travaillent ainsi ensemble. Chaque acteur contribue à améliorer la connaissance des espèces étudiées ce qui se fait en faveur de la biodiversité.
Des actions concrètes pour la sauvegarde de nombreux mammifères
La mission de la SFEPM ne se limite pas aux grands carnivores. Au fil des années, l’association s’est mobilisée pour la Loutre d’Europe, les chauves-souris, les petits mammifères et de nombreuses autres espèces terrestres ou semi-aquatiques.
Elle anime ou accompagne notamment des Plans nationaux d’actions et coordonne des groupes de travail constitués en partie de bénévoles. Elle participe également à l’évaluation de l’état de conservation des espèces et intervient dans les débats concernant les lois, les décrets et les mesures de protection de la nature. Elle peut enfin apporter une aide scientifique, technique ou juridique à d’autres associations lorsque la situation d’une espèce exige la prise de mesures rapides et adaptées.
Des initiatives comme Havre de Paix pour la Loutre, Refuge pour les chauves-souris ou encore SOS chauves-souris montrent la diversité et la précision de ce travail. Certaines actions permettent de préserver directement un habitat, tandis que d’autres mettent à disposition du public des informations pratiques pour réagir lorsqu’un animal est découvert blessé ou en difficulté.
L’Observatoire National des Mammifères, un portail pour partager les connaissances
La SFEPM porte également l’ « Observatoire National des Mammifères », ou ONM. Ce projet vise à fédérer les structures associatives qui participent à l’étude et à la protection des mammifères sauvages en France.
L’Observatoire constitue un portail national destiné à recueillir, organiser et mettre à disposition les données, études, inventaires et autres ressources produits sur le territoire. Il facilite ainsi l’accès à une base de connaissances commune, issue du travail historique de la SFEPM, de ses associations membres et des différents Plans nationaux d’actions qu’elle a animés.
En rendant cette information disponible et en favorisant le partage entre les différents acteurs, l’ONM aide à mieux suivre l’évolution des populations, à identifier les besoins de recherche et à motiver de nouvelles actions de conservation.
Le lynx boréal, un mammifère emblématique à préserver
Avec ses yeux perçants, ses pattes puissantes, sa queue courte terminée de noir et les pinceaux de poils qui prolongent ses oreilles, le lynx boréal possède une silhouette immédiatement reconnaissable. Il reste pourtant très difficile à observer dans la nature.
Solitaire en dehors des périodes de reproduction, il vit en faible densité et occupe des territoires d'une grande superficie. Dans le massif du Jura, le domaine vital d’un seul mâle atteint généralement entre 260 à 280 km², tandis que celui d’une femelle couvre une superficie de 150 à 180 km². Cette manière particulière d’occuper l’espace explique pourquoi la continuité de son habitat est essentielle.d
Le lynx se nourrit principalement de proies sauvages, notamment de chevreuils et de chamois. En tant que superprédateur, il joue un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes. Aux yeux de la communauté scientifique et bien sûr de l’équipe de la SFEPM, le lynx est a considéré comme une espèce « parapluie » : le protéger lui et les milieux forestiers dont il dépend, contribue à préserver un nombre conséquent d’autres espèces animales et végétales.
Un retour encourageant, mais encore fragile
Après avoir disparu de France au cours du XXe siècle, le lynx boréal a fait son retour à partir des années 1970, notamment grâce aux réintroductions réalisées en Suisse. Sa présence s’est progressivement consolidée dans le Jura, tandis que la situation reste plus fragile dans les Vosges et les Alpes.
L’espèce demeure menacée et strictement protégée en France comme en Europe. Les activités humaines sont aujourd’hui la principale cause de mortalité connue. Les collisions avec les véhicules, les destructions illégales et la fragmentation des habitats limitent les déplacements du lynx, son accès à de nouveaux territoires et les échanges entre les différentes populations.
Un chiffre illustre particulièrement ce risque : d’après le « Réseau loup-lynx », 58 % des cas de mortalité détectés du lynx sont liés aux collisions routières. Au-delà de la mortalité directe, les infrastructures routières constituent aussi des obstacles aux déplacements entre les différents massifs forestiers.
La faible diversité génétique constitue un autre enjeu majeur. Trop peu trop peu d'individus ont été réintroduit à l’origine et ont participer à l'élaboration de la population actuelle. De plus lorsque les individus ne peuvent plus circuler entre les massifs, les populations deviennent isolées. Mieux comprendre leur structure génétique et maintenir des corridors favorables aux déplacements sont donc des conditions indispensables pour assurer leur conservation à long terme.
Du Plan National de Conservation aux actions de sensibilisation du public
En 2017, la SFEPM a commencé à travailler avec le WWF France à la rédaction d’un plan consacré au lynx boréal. Finalisé en 2019 après une concertation avec les acteurs locaux, le Plan National pour la Conservation du Lynx boréal, ou PNCL, avait pour objectif de proposer à l’État un ensemble d’actions permettant de rétablir une population viable en France.
Ce travail associatif a contribué à la création du premier Plan national d’actions en faveur du lynx boréal, mis en œuvre pour la période 2022-2026. Piloté par la DREAL Bourgogne-Franche-Comté et rédigé par l’Office français de la biodiversité, ce plan national vise à rétablir l’espèce dans un état de conservation favorable. Il agit notamment sur les collisions, les destructions illégales, la connectivité entre les populations, la recherche scientifique, la coexistence avec les activités humaines, ainsi que l’information et la sensibilisation du public.
La SFEPM participe à sa mise en œuvre et pilote son axe consacré à la communication, à la sensibilisation et à la valorisation.
Faire connaître le lynx au grand public
La protection du lynx dépend essentiellement de la place que la société accepte de lui laisser. L’information et la sensibilisation sont donc des objectifs aussi importants que l’étude scientifique et les actions qui en découlent.
Depuis 2020, la SFEPM publie quatre fois par an la lettre d’actualités « Lynx boréal, nouvelles d’ici et d’ailleurs ». Son contenu présente le suivi de l’espèce, les résultats de la recherche, les actions réalisées dans le cadre des plans nationaux et régionaux, ainsi que les projets développés en France et ailleurs en Europe.
L’association coordonne également en France la Journée Internationale du Lynx, organisée chaque année entre juin et juillet. Expositions, conférences, projections, sorties nature et animations permettent au public de découvrir le comportement du félin, son rôle écologique et les menaces auxquelles il est confronté.
Ces actions ont pour objectif de faire évoluer les représentations de l'animal. Le lynx n’est pas seulement un être mystérieux que peu de personnes auront la chance d’apercevoir dans leur vie : il est aussi un acteur à part entière de la biodiversité forestière et il est crucial de tout mettre en œuvre pour le sauvegarder.
« L’Esprit de la forêt », un thé blanc engagé pour la sauvegarde du lynx
Un thé blanc aux notes fruitées, fraîches et florales
Avec « L’Esprit de la forêt », Les Jardins de Gaïa rendent hommage au caractère fascinant et insaisissable du lynx boréal. Cette création appartient à la gamme « Les Engagés pour la nature » qui soutient des actions en faveur de la biodiversité.
Sur une base de thé blanc biologique, la vivacité fruitée du cassis s’associe à la fraîcheur de la menthe douce et aux notes délicatement miellées de la camomille. L’ensemble évoque la fraîcheur d’une promenade matinale en forêt, entre sous-bois, baies sauvages et fleurs baignées de rosée.
Pour préserver la finesse de ce thé blanc, une infusion de trois à quatre minutes dans une eau à 85 °C est recommandée.
Une recette pour agir concrètement aux côtés de la SFEPM
Pour chaque paquet de L’Esprit de la forêt vendu, 0,50 € est reversé à la SFEPM.
Les fonds contribuent à l’élaboration de lettres d’information, contenus pédagogiques, événements ou campagnes de communication qui permettent de partager les connaissances disponibles et d’aider chacun à mieux comprendre le rôle de ce grand mammifère dans les écosystèmes forestiers afin de préserver leur biodiversité. La lettre d’actualités de la SFEPM illustre d’ailleurs cette volonté de diffuser les études, les actions du Plan national d’actions et les initiatives de sensibilisation autour du lynx.
Choisir ce thé ne suffit bien sûr pas, à lui seul, à faire disparaître les menaces qui pèsent sur le magnifique félin. Mais chaque paquet acheté participe à une action collective portée par des scientifiques, des associations, des bénévoles et de nombreux partenaires de la SFEPM engagés pour mieux le faire connaître et lui redonner la place à laquelle il a droit dans nos massifs forestiers.
© Crédits photos : Antoine Rezer & Andren Morel
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